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Pour que l’élevage d’insectes comestibles deviennent une nouvelle activité, il est important que ces nouveaux aliments soient acceptés par les consommateurs. Selon l’Université de Gand, le premier public pourrait être les jeunes garçons et tous ceux qui songent à réduire leur consommation de viande.

Mangez des insectes!! C'est très bon pour la santé

Mangez des insectes!! C’est très bon pour la santé

L’AFSCA autorise depuis la fin 2013 la consommation de dix insectes. La réaction des consommateurs reste encore le point essentiel. Qui rêve de manger des criquets pèlerin, des vers de farine ou des grillons ? Il y a des raisons rationnelles au développement de cette alimentation : une pollution bien moindre que l’élevage de bétail, une excellente qualité alimentaire (fibres, oligoéléments), deux avantages mis en avant par la FAO (agence de l’ONU pour l’agriculture). L’Université de Gand a mené l’enquête. Le professeur Wim Verbeke d’économie agricole a étudié l’accueil que cette alimentation pourrait avoir dans la population.

Les publics les plus attirés par la petite bête

Première conclusion : les personnes qui songent à réduire leur consommation de viande sont 4 à 5 fois plus susceptibles de consommer des insectes. L’âge et le sexe jouent un rôle important. Les hommes sont deux fois plus enclins à manger des insectes que les femmes. Les jeunes sont aussi plus ouverts. Le profil du consommateur pionnier est donc un homme jeune qui cherche à éviter les hamburgers.
Les obstacles

Wim Verbeke reconnait que la consommation d’insectes n’ira pas de soi. « Dans plusieurs pays émergents l’habitude de consommer des insectes a été perdue avec l’occidentalisation de l’alimentation et une attitude négative, en Occident, vis-à-vis de ce type d’aliment. L’acceptation des insectes dans nos pays et une meilleure compréhension des ressorts profonds de la consommation pourraient contribuer à faire accepter les insectes comme source alimentaire » indique le professeur Wim Verbeke dans un communiqué. En Flandres, à peine 3% d’enthousiastes Il y a un grand travail à faire. Wim Verbeke cite une étude menée en Flandres en 2013 qui indiquait que 65% des personnes interrogées étaient opposées à manger des insectes. Le reste y était prêt : 3% seulement se montrait totalement ouvertes à cette alimentation, 16% étaient prêtes à essayer « un peu », 16% restaient hésitantes. L’étude de Wim Verbeke affine le profil des candidats au grillon sauté et à la chenille en sauce.
L’intérêt pour les insectes est poussé notamment par l’agence agricole de l’ONU, la FAO, qui en a fait un cheval de bataille, si on peut l’écrire. Elle y voit une manière de répondre à la demande alimentaire, qui va croitre avec la population, qui devrait arriver à 9 milliards en 2050 (vs 7,2 milliards en 2014). L’évolution du niveau de vie dans les pays émergents entraine une hausse de la production de viande, laquelle met une forte pression sur l’environnement. La FAO avance que le grillon a besoin de 6 fois moins d’alimentation que le bovin (à quantité égale). Elle travaille depuis 2003 à étudier le développement de la consommation d’insectes.

Initiatives encore anecdotiques

L’impact reste encore modéré ou anecdotique, mais des initiatives commencent à fleurir. Voici deux ans, Wittamer a commercialisé des pralines surmontées d’un grillon recouvert de poudre d’or. Une start up wallonne, Aldento, lancée par Géraldine et Sophie Goffart, prépare pour la rentrée une offre de pâtes alimentaires aux insectes, une manière de consommer l’animal sans le voir et de contourner la phobie qui semble refroidir les consommateurs. Aldento a été financé par une plateforme de crowdfunding, Identity Coop (Namur), à hauteur de 11.000 euros.
La vente d’insectes à but alimentaire est autorisée par l’AFSCA, qui contrôle aussi l’élevage. Il s’agit donc d’une activité économique potentielle. Toutes les règles pour l’élevage d’animaux s’appliquent aux insectes, avec quelques spécificités indiquées dans une circulaire publiée en mai dernier. Il reste à enthousiasmer le consommateur…


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Comment surfer sur la vague de l‘entomophagie sans risque? En effet, devenu plus qu’une simple mode, la consommation d’insectes bio prend de plus en plus d’ampleur. cependant ce n’est pas sans danger. Découvrez quelques recommandations qui vous seront utiles pour acheter et manger des insectes comestibles en toutes sérénité.

L’entomophagie et la consommation d’insectes bio, les précautions:

Au Japon ou Chine et généralement dans les pays asiatiques, la consommations d’insectes est très répondu et bien célèbres (ça commence également en Belgique, en France avec des restaurants à Pris surtout). Vous pouvez également essayer de manger ces insectes grillées , cuits ….grâce à des recettes spéciales de cuisine d’insectes mais vous devez être bien prudents.Voici quelques conseils pour protéger votre santé :
Informez vous sérieusement
Certains insectes comestibles se nourrissent de plantes contenant des substances toxiques inoffensives pour leur organisme mais qui pourraient s’avérer l’être pour l’être humain qui viendrait à acheter ses insectes comestibles. Informez vous donc rigoureusement sur la provenance des ces insectes. Certaines entreprises possèdent leur propres ferme d’élevage afin d’attester la traçabilité des produits. Soyez donc vigilant vis à vis de ce types d’informations, elles vous serviront de garanties.
Ne vous laissez pas influencer par les préjugés
Nombreuses sont les personnes réticentes à l’idée de pouvoir consommer des insectes comestibles , d’où la profusion de préjugés à ce sujet comme le fait qu’ils pourraient nous transmettre des quelconque maladies. Idée totalement fausse puisque certains produits que nous consommons au quotidien en contiennent. C’est notamment le cas du colorant E120 qui provient de la cochenille. En effet, de nombreux fabricants l’utilise pour donner une couleur rosée à l’ensemble de leurs produits. Mais la première source de rejet de cette pratique reste le dégoût. On peut même parler d’obstacle psychologique. C’est donc pour cela qu’il reste primordial de s’informer préalablement auprès de professionnels.
Rapprochez vous si nécessaire de professionnels reconnus
Nombreuses sont les informations erronées circulant au sujet de l’entomophagie. Certes il ne s’agit pas d’une pratique des plus risquées mais il n’est pas rare de se retrouver confronter à des personnes malhonnêtes prêtes à tout pour tirer profit de nouvelles pratiques. Il est donc important de se renseigner sérieusement sur le sujet en se renseignant par exemple auprès de professionnels qui ont fait de l’entomophagie leur métier . En effet, pour un novice il ne sera pas simple pour un novice de faire la distinction entre un bon et mauvais insectes. D’autre part, beaucoup de chefs cuisiniers se lancent désormais dans la conception de plats et recettes à base d’insectes.