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D’ici 2050, la population mondiale passera le cap des 9 milliards d’habitants. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) préconise une augmentation de 70 % de la production alimentaire.

D’après le rapport de l’organisation, les insectes seront prépondérants dans nos futurs régimes alimentaires. Comment manger des insectes comestibles biologiques peut-il pallier la pénurie alimentaire à l’échelle mondiale ?

Tour du monde

Pour tenter de répondre à cette question, le documentaire “Bugs’, coproduit par la RTBF et diffusé ce mercredi à 22h sur La Une, suit les recherches de deux Danois. L’un est cuisinier, l’autre est scientifique. Ils font partie du Nordic Food Lab, installé à Copenhague, un restaurant expérimental qui cherche à apprendre des cultures du monde et à rendre les insectes comestibles biologiques plus accessibles en tant que mets de choix. Une tâche complexe puisque la majorité des insectes comestibles bio n’est pas encore reconnue comme nourriture par la loi et que cela dégoûte la plupart d’entre nous.

Les insectes peuvent être manger à toutes les sauces

Les insectes peuvent être manger à toutes les sauces

Le documentaire suit le duo dans un tour du monde à la découverte des différents types d’insectes comestibles bio et de leur consommation. Le duo goûte tout ce qu’il trouve et prend conscience de la puissance gustative et nutritive de ces bestioles. Très proche des chercheurs, le spectateur assiste à toutes les découvertes et aux dégustations. C’est sans doute la grande qualité du documentaire, principalement filmé avec des caméras embarquées.

Naturel et durable

Durant leur tour du monde, les jeunes Danois se rendent compte qu’il n’est pas difficile de trouver des insectes comestibles bio dans la nature et de les cuisiner pour apporter des protéines naturelles à nos plats. Vient alors l’idée que les insectes comestibles bio pourraient devenir un ingrédient à part entière en Europe si on les élève de manière durable. Mais ils réalisent que, comme pour la plupart des aliments issus de l’agriculture, les producteurs d’insectes comestibles bio n’en font pas un élevage durable. Pourtant, la croissance démographique appelle à plus de production mais aussi à moins d’impact écologique.

Un long chemin

Le documentaire montre des chercheurs découragés par le peu d’intérêt accordé à leurs recherches. Ils sont confrontés à la puissance du marché économique qui prône le rendement.

Les insectes font partie du régime de certaines cultures mais il faudra plus qu’un livre ou un documentaire pour les intégrer dans l’assiette des Européens.


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Aujourd’hui, l’alimentation est l’un des secteurs les plus polluants dans le Monde. En effet, l’élevage (par exemple) est l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre, les productions agricoles (tels que le riz) ont de terribles conséquences sur les écosystèmes, etc … .

Mais, c’est en particulier la production industrielle de ces aliments qui pose problème. On peut également parler de notre mode de consommation. En effet, nous mangeons trop de sucre, trop de viande, trop de graisses et trop peu de légumes ou de légumineuses. Cependant, une idée commence à se dégager un peu partout: Manger des insectes bologiques. Berk? ou Miam ? Focus.

C’est un fait, la viande pollue énormément l’environnement. Notamment lorsque le bétail est élevé de manière industrielle et non pas en pâturages. Le bétail rejette ainsi des millions de tonnes de gaz à effet de serre (le méthane) qui participe au réchauffement climatique. Cependant, la viande est un élément essentiel dans notre alimentation car elle est notre principale source de protéines et d’acides aminés. Par conséquent, de plus en plus de consommateurs se tournent vers des « sources de protéines alternatives », telles que: Les protéines à base de soja, les protéines végétales (céréales et/ou légumineuses). Les insectes biologiques pourraient aussi être une « source de protéines alternative » sans effets nocifs sur notre planète.

Les insectes bio la nourriture du futur

Les insectes bio la nourriture du futur

D’après certaines études, il semblerait que les insectes biologiques soient bourrés de protéines. La FAO a déclaré que: « la plupart des insectes biologiques contiennent en moyenne entre 30 et 65% de protéines, tandis que le boeuf ne contiendrait qu’entre 19 et 26% de protéines (selon le morceau analysé) ». Toujours selon la même source, il semblerait que les protéines contenues dans les insectes biologiques soient des protéines complètes (contrairement aux protéines végétales car elles présentent un manque en lysine ou en méthionine ou bien en cystéine). L’autre gros avantage des insectes: Leur ratio de conversion des protéines est très fort. Cela signifie qu’il leur faut peu de nourriture afin de développer 1kg de protéines. Et contrairement aux vaches (par exemple), les insectes biologiques ne rejettent pas de méthane et ne contribuent donc pas au réchauffement climatique.

Aujourd’hui, la consommation d’insectes comestibles biologiques suscite surtout le dégoût et n’est pas réellement popularisé. Cependant, les insectes biologiques sont déjà une source de nourriture très populaire, notamment en Asie. Où l’on consomme très souvent des insectes biologiques. En effet, il semblerait que selon la manière dont on les cuisine, la consommation d’insectes comestibles biologiques pourrait être délicieuse. De plus, aujourd’hui, la consommation d’insectes biologiques serait synonyme de « jackpot » pour les chefs un peu partout dans le monde. Mais il est certain que pour le moment, la consommation d’insecte biologique semble encore difficile à envisager à grande échelle en tant qu’un éventuel substitut à la viande. L’expérimentation aura encore un long voyage à parcourir avant de trouver de réelles solutions efficaces en termes écologique et alimentaire.

Alors, ça vous direz une petite sauterelle bien croustillante ? Bon appétit


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Pour que l’élevage d’insectes comestibles deviennent une nouvelle activité, il est important que ces nouveaux aliments soient acceptés par les consommateurs. Selon l’Université de Gand, le premier public pourrait être les jeunes garçons et tous ceux qui songent à réduire leur consommation de viande.

Mangez des insectes!! C'est très bon pour la santé

Mangez des insectes!! C’est très bon pour la santé

L’AFSCA autorise depuis la fin 2013 la consommation de dix insectes. La réaction des consommateurs reste encore le point essentiel. Qui rêve de manger des criquets pèlerin, des vers de farine ou des grillons ? Il y a des raisons rationnelles au développement de cette alimentation : une pollution bien moindre que l’élevage de bétail, une excellente qualité alimentaire (fibres, oligoéléments), deux avantages mis en avant par la FAO (agence de l’ONU pour l’agriculture). L’Université de Gand a mené l’enquête. Le professeur Wim Verbeke d’économie agricole a étudié l’accueil que cette alimentation pourrait avoir dans la population.

Les publics les plus attirés par la petite bête

Première conclusion : les personnes qui songent à réduire leur consommation de viande sont 4 à 5 fois plus susceptibles de consommer des insectes. L’âge et le sexe jouent un rôle important. Les hommes sont deux fois plus enclins à manger des insectes que les femmes. Les jeunes sont aussi plus ouverts. Le profil du consommateur pionnier est donc un homme jeune qui cherche à éviter les hamburgers.
Les obstacles

Wim Verbeke reconnait que la consommation d’insectes n’ira pas de soi. « Dans plusieurs pays émergents l’habitude de consommer des insectes a été perdue avec l’occidentalisation de l’alimentation et une attitude négative, en Occident, vis-à-vis de ce type d’aliment. L’acceptation des insectes dans nos pays et une meilleure compréhension des ressorts profonds de la consommation pourraient contribuer à faire accepter les insectes comme source alimentaire » indique le professeur Wim Verbeke dans un communiqué. En Flandres, à peine 3% d’enthousiastes Il y a un grand travail à faire. Wim Verbeke cite une étude menée en Flandres en 2013 qui indiquait que 65% des personnes interrogées étaient opposées à manger des insectes. Le reste y était prêt : 3% seulement se montrait totalement ouvertes à cette alimentation, 16% étaient prêtes à essayer « un peu », 16% restaient hésitantes. L’étude de Wim Verbeke affine le profil des candidats au grillon sauté et à la chenille en sauce.
L’intérêt pour les insectes est poussé notamment par l’agence agricole de l’ONU, la FAO, qui en a fait un cheval de bataille, si on peut l’écrire. Elle y voit une manière de répondre à la demande alimentaire, qui va croitre avec la population, qui devrait arriver à 9 milliards en 2050 (vs 7,2 milliards en 2014). L’évolution du niveau de vie dans les pays émergents entraine une hausse de la production de viande, laquelle met une forte pression sur l’environnement. La FAO avance que le grillon a besoin de 6 fois moins d’alimentation que le bovin (à quantité égale). Elle travaille depuis 2003 à étudier le développement de la consommation d’insectes.

Initiatives encore anecdotiques

L’impact reste encore modéré ou anecdotique, mais des initiatives commencent à fleurir. Voici deux ans, Wittamer a commercialisé des pralines surmontées d’un grillon recouvert de poudre d’or. Une start up wallonne, Aldento, lancée par Géraldine et Sophie Goffart, prépare pour la rentrée une offre de pâtes alimentaires aux insectes, une manière de consommer l’animal sans le voir et de contourner la phobie qui semble refroidir les consommateurs. Aldento a été financé par une plateforme de crowdfunding, Identity Coop (Namur), à hauteur de 11.000 euros.
La vente d’insectes à but alimentaire est autorisée par l’AFSCA, qui contrôle aussi l’élevage. Il s’agit donc d’une activité économique potentielle. Toutes les règles pour l’élevage d’animaux s’appliquent aux insectes, avec quelques spécificités indiquées dans une circulaire publiée en mai dernier. Il reste à enthousiasmer le consommateur…


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Comment surfer sur la vague de l‘entomophagie sans risque? En effet, devenu plus qu’une simple mode, la consommation d’insectes bio prend de plus en plus d’ampleur. cependant ce n’est pas sans danger. Découvrez quelques recommandations qui vous seront utiles pour acheter et manger des insectes comestibles en toutes sérénité.

L’entomophagie et la consommation d’insectes bio, les précautions:

Au Japon ou Chine et généralement dans les pays asiatiques, la consommations d’insectes est très répondu et bien célèbres (ça commence également en Belgique, en France avec des restaurants à Pris surtout). Vous pouvez également essayer de manger ces insectes grillées , cuits ….grâce à des recettes spéciales de cuisine d’insectes mais vous devez être bien prudents.Voici quelques conseils pour protéger votre santé :
Informez vous sérieusement
Certains insectes comestibles se nourrissent de plantes contenant des substances toxiques inoffensives pour leur organisme mais qui pourraient s’avérer l’être pour l’être humain qui viendrait à acheter ses insectes comestibles. Informez vous donc rigoureusement sur la provenance des ces insectes. Certaines entreprises possèdent leur propres ferme d’élevage afin d’attester la traçabilité des produits. Soyez donc vigilant vis à vis de ce types d’informations, elles vous serviront de garanties.
Ne vous laissez pas influencer par les préjugés
Nombreuses sont les personnes réticentes à l’idée de pouvoir consommer des insectes comestibles , d’où la profusion de préjugés à ce sujet comme le fait qu’ils pourraient nous transmettre des quelconque maladies. Idée totalement fausse puisque certains produits que nous consommons au quotidien en contiennent. C’est notamment le cas du colorant E120 qui provient de la cochenille. En effet, de nombreux fabricants l’utilise pour donner une couleur rosée à l’ensemble de leurs produits. Mais la première source de rejet de cette pratique reste le dégoût. On peut même parler d’obstacle psychologique. C’est donc pour cela qu’il reste primordial de s’informer préalablement auprès de professionnels.
Rapprochez vous si nécessaire de professionnels reconnus
Nombreuses sont les informations erronées circulant au sujet de l’entomophagie. Certes il ne s’agit pas d’une pratique des plus risquées mais il n’est pas rare de se retrouver confronter à des personnes malhonnêtes prêtes à tout pour tirer profit de nouvelles pratiques. Il est donc important de se renseigner sérieusement sur le sujet en se renseignant par exemple auprès de professionnels qui ont fait de l’entomophagie leur métier . En effet, pour un novice il ne sera pas simple pour un novice de faire la distinction entre un bon et mauvais insectes. D’autre part, beaucoup de chefs cuisiniers se lancent désormais dans la conception de plats et recettes à base d’insectes.


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Et si les insectes comestibles étaient une solution crédible pour une alimentation durable et efficace pour les prochaines années ?

C’est une question qui anime Crokfun et à laquelle nous avons essayé d’apporter un élément de réponse en reprenant un article sur les Bento Box, des insectes à croquer sous forme de plats cuisinés appétissants.
Une équipe composée d’étudiants est certaine que la source idéale pour une alimentation équilibrée capable de nourrir une population toujours plus croissante et capable de prévenir la faim dans notre monde en pleine expansion se trouve juste sous nos pieds. Et pour être plus précis, ces aliments grouilleraient même sous nos maisons. Cet aliment de base qu’ils nous proposent de déguster sans retenue est riche en protéines, faible en gras, écologique et facile et se permet même d’être facile à « récolter » (après tout, il suffit de se baisser pour en ramasser). Alors cet aliment vous semble également trop parfait pour être vrai, n’est-ce pas ? Quel est l’inconvénient alors ? Et bien tout d’abord, ils ont environ six pattes (c’est une moyenne basse), et selon la plupart des Occidentaux, c’est bien la dernière chose que vous voulez trouver dans votre assiette. Vous avez deviné ? Oui, ce sont bien des insectes comestibles. Mais Aran Dasan, Jacky Chung, Jonathan Fraser et Julene Aguirre-Bielchowsky de la Royal College of Art et de l’Imperial College de Londres sont tellement convaincus que les insectes comestibles sont destinés à devenir l’aliment du futur qu’ils se sont embarqués dans un projet afin de rendre les insectes comestibles un peu plus attirants d’un point de vue purement gastronomique. (Après tout, les insectes comestibles sont déjà considérés comme un délice culinaire à part entière dans de nombreuses régions d’Amérique du Sud, d’Asie et d’Afrique).

Sushi d'insectes comestibles biologiques

Sushi d’insectes comestibles biologiques

Comment dépasser le sentiment de dégoût des insectes comestibles ?
Jonathan Fraser s’adressant au journal « Today » déclare « qu’il y a actuellement un tabou culturel majeur , une loi du silence généralisée contre le fait de manger des insectes comestibles en Occident. Les insectes sont souvent associés à de nombreuses connotations négatives qui ne sont tout simplement pas vraies : les gens les considèrent comme sales, gluants et dangereux pour la santé. Ils ne les voient malheureusement comme un aliment excitant! » Les étudiants précités étaient bien déterminés à prouver que ces bestioles pourraient un jour être vendues sur les étalages de n’importe quel des grands supermarchés situés dans les pays occidentaux. Enfin, tant que ces insectes étaient présentés d’une manière qui était moins bien effrayante et rampante qui est la leur quand ils sont encore vivants.
Une aide précieuse de Chef pour cuisiner des insectes
Ils ont donc fait équipe avec un étudiant en art culinaire l’école ‘Le Cordon Bleu’ et ont tenté de trouver des recettes qui allait pouvoir séduire les palais les plus raffinés afin qu’ils se mettent à manger des insectes comestibles. Ces étudiants en sont venus à tester une variété de saveurs et d’ingrédients avec pour seule exigence que la nourriture ne devait pas ressembler à des insectes.


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La réponse est à la fois oui et non. Certains insectes sont autorisés à être mangés par les hommes mais c’est en fonction de Dieu comme cela est prescrit dans l’ancien Testament, mais il n’a pas force de loi car c’est différent de ce que l’on appelle aujourd’hui « casher ».

Après de longues recherches, la meilleure réponse est de citer un passage du Grand Livre : ” Le régime de Jean-Baptiste , ” par Mohr Siebeck . Dans le chapitre intitulé : ” Dans Léviticus à Moïse Maïmonide : Locust mangeant dans la littérature juive et dans l’ancien Proche Orient” p.41, l’auteur écrit : En ce qui concerne la consommation des criquets ou sauterelles, le Leviticus 11 permet aux juifs de consommer quatre différents types d’insectes :
Tous les insectes ailés qui marchent à quatre pattes sont détestables pour vous. Mais, parmi les insectes ailés qui marchent à quatre pattes, vous pourrez manger ceux qui sont articulés de jambes au-dessus de leurs pieds, avec lesquelles ils peuvent sauter sur la terre. Parmi eux , vous pourrez manger la sauterelle selon son espèce, la sauterelle chauve selon son espèce, le grillon selon son espèce, et la sauterelle en général selon son espèce. Mais tous les autres insectes ailés qui ont quatre pieds sont en abomination pour vous. ( Lev 11:20-23 ) 1

La sauterelle est un des insectes biologiques comestibles cacher

La sauterelle est un des insectes biologiques comestibles cacher

Il y a des Juifs ainsi que les musulmans qui mangent des grillons et sauterelles parce qu’ils reconnaissent le passage du Léviticus comme une demande pour être casher et halal.